Les jeunes s’engagent de plus en plus souvent dans des activités sociales. Il est toutefois important de connaître les règles selon lesquelles les mineurs peuvent participer aux structures d’une association, afin d’éviter des erreurs, notamment lors de l’adoption de résolutions avec leur participation.
Les mineurs ayant atteint l’âge de 16 ans – peuvent-ils être membres d’une association ou de ses organes dirigeants ?
Les règles relatives à la participation des mineurs aux associations enregistrées sont régies par la loi relative aux associations. Une personne ayant atteint l’âge de 16 ans peut devenir membre d’une association. Elle n’a pas besoin, à cette fin, du consentement de son représentant légal. Une telle personne dispose à la fois du droit de vote actif et passif (ce qui signifie qu’elle peut participer à l’élection des membres des organes de l’association ainsi que présenter sa propre candidature à un tel organe).
Toutefois, la loi introduit une limitation concernant la composition du conseil d’administration de l’organisation : la majorité des membres de cet organe doivent être des adultes (c’est-à-dire des personnes ayant la pleine capacité juridique).
Les jeunes de moins de 16 ans – peuvent-ils être membres d’une association ou de ses organes dirigeants ?
Dans le cas des jeunes n’ayant pas atteint l’âge de 16 ans, l’adhésion à une association nécessite le consentement de leurs représentants légaux, le plus souvent leurs parents. Fait intéressant, cette exigence s’applique également aux personnes de moins de treize ans (il s’agit donc d’une situation assez exceptionnelle dans laquelle la possibilité d’une adhésion d’enfants de moins de 13 ans à une organisation est théoriquement admise).
Il convient de rappeler que les statuts de l’association doivent expressément prévoir la possibilité d’admettre comme membres des personnes n’ayant pas atteint l’âge de 16 ans. À défaut, une telle admission ne produira aucun effet juridique.
Il est important de souligner que les personnes âgées de moins de 16 ans n’ont pas le droit de participer aux votes lors des assemblées générales des membres, ni de bénéficier du droit de vote actif ou passif pour les organes dirigeants de l’association. Il existe toutefois une exception à cette règle : lorsque l’organisation dispose d’une unité organisationnelle composée exclusivement de mineurs, ceux-ci peuvent élire et être élus aux organes de cette unité.
Problèmes pratiques liés aux actes juridiques des mineurs au sein d’une association
Dans le cas des mineurs, la responsabilité pour les conséquences de leurs actions au sein des structures d’une association peut constituer un défi important. C’est pourquoi les dispositions légales limitent clairement la participation des plus jeunes aux fonctions des organes décisionnels. Naturellement, cette question ne devrait pas faire obstacle au développement d’une attitude civique chez les enfants et les jeunes ; il convient toutefois de veiller au contrôle de l’étendue des compétences et des actes accomplis par les membres mineurs de l’association ou de ses organes.